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Menuiseries amiantées : la filière du bâtiment face à un nouvel obstacle réglementaire
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Menuiseries amiantées : la filière du bâtiment face à un nouvel obstacle réglementaire
08 Octobre 2025

Menuiseries amiantées : la filière du bâtiment face à un nouvel obstacle réglementaire

La gestion des menuiseries contenant de l’amiante devient un véritable casse-tête pour la filière du bâtiment. Alors que la REP Bâtiment (Responsabilité Élargie des Producteurs) vise à renforcer le recyclage et la valorisation des matériaux, l’identification de ces menuiseries anciennes soulève en effet d’importantes difficultés pratiques et juridiques. Dans les bâtiments construits avant 1997, l’amiante peut encore se trouver dans les mastics, les joints ou les colles utilisés pour fixer les fenêtres et les portes. Avant toute action, les entreprises doivent ainsi faire réaliser un repérage amiante par un diagnostiqueur certifié. Ce document se révèle indispensable pour garantir la sécurité des opérateurs et orienter les déchets vers les bonnes filières. Sans ce repérage, le matériel démonté ne peut être accepté dans les points de collecte, car il présente un risque de contamination. Les menuiseries reconnues comme amiantées doivent donc ensuite être retirées selon un protocole rigoureux : confinement des zones, intervention d’entreprises habilitées et traçabilité intégrale des déchets via le dispositif national TrackDéchets. Ces exigences, bien que nécessaires pour la santé publique, génèrent des délais supplémentaires et des surcoûts significatifs. En particulier pour les artisans et les petites structures. Les acteurs de la filière appellent aujourd’hui à une clarification rapide des règles. Certains points de collecte refusent en effet les menuiseries suspectes lorsqu’aucune attestation d’absence d’amiante n’est fournie. Quand d’autres acceptent sous conditions. Cette hétérogénéité crée une insécurité juridique et logistique pour les entreprises, qui peinent à anticiper les coûts réels de traitement. Entre impératif environnemental et prévention des risques sanitaires, la profession réclame désormais une concertation nationale. L’objectif : établir des procédures harmonisées permettant de concilier la sécurité des intervenants, la conformité réglementaire et la continuité des chantiers.

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